Je suis tombé sur cette excellente vidéo de Ernesto Sirolli tiré d’une conférence TED, et j’avoue qu’en plus du talent d’orateur de M. Sirolli, on en retire plein d’enseignements.

Ces enseignements s’adressent tout particulièrement aux entrepreneurs d’une part, et aux incubateurs d’autre part. Ce que j’en ai retirer personnellement :

« La planification est incompatible avec l’entrepreneuriat – c’est en fait son arrêt de mort » (repris de Peter Drucker)

Je ne peux qu’adhérer à ce point. En effet, rien ne se passe comme prévu. La seule clé de survie, c’est la capacité à s’adapter aux conditions du terrain d’une part, et d’autre part en allant plus loin la volonté d’épouser ce qu’est vraiment l’entrepreneuriat : le brouillard le plus complet.C’est pour cela que je ne suis pas trop fan des « concours de business-plans » que l’on voit ici ou là aujourd’hui. Si l’on cherche à récompenser des gratte-papier aux talents Excel et Word, c’est top. Mais ce n’est pas de l’entrepreneuriat et c’est toxique de faire croire que le BP est un point de passage obligé vers la création auprès des jeunes. pour cela je vous conseil cet ebook sur le sujet de Guilhem Bertholet, un serial entrepreneur français.

Une autre lecture que je vous conseil est le livre « Construire son business plan » de Catherine Léger- JarniouGeorges Kalousis qui justement explique clairement que le business plan ne sanctionne pas un lancement (ou pas) d’une entreprise mais doit intervenir bien plus tard dans le processus de création et qu’il n’est pas quelque chose de compliqué et formel, juste la verbalisation de ce qu’on sait de son business pour faciliter l’échange avec des partenaires, futurs salariés, incubateurs, prospects ou bailleurs de fond.

D’ailleurs il est clairement conseillé d’avoir non pas un mais plusieurs business plan dépendamment des destinataires du document.

S’asseoir et écouter, ne pas vouloir débarquer avec ses leçons toutes faites

J’ai suivi dernièrement un MOOC très intéressant sur entrepreneuriat. Ce MOOC s’intitule « Effectuation » (je reviendrais sur ce sujet dans un autre article). Ce concept explique que justement dans le processus entrepreneurial, il n y a point de « pattern » ou modèle, voir des schémas de réussite préétabli, ni finalement de vraie méthode à suivre coûte que coûte. Au contraire, on peut réussir à partir de vraiment n’importe quelle idée. Même si évidemment quelques fondamentaux existent : travailler dur, être ouvert à la critique (et la provoquer), avoir à cœur d’écouter ses clients, écouter encore plus ses équipes, …

Il faut donner intimité, proximité, confidentialité, donner envie de venir parler, être fantastique et passionné dans l’accompagnement

Effectivement, souvent dans les concours de business plan, on est noyer dans une masse et on a tendance à caricaturer le processus entrepreneurial comme une compétition. Encore pire, on encourage généralement les idées ayant prouvées leurs efficacité antérieure.

Imaginez avec moi un instant, Sergei Brin et Lary Page lors d’un Startup Weekend il y a 20 ans présentant  leurs idée de Site Web avec une page blanche et un champ de saisi au milieu qui permet de saisir un mot et le rechercher sur les pages dans le web. A coup sure ils allaient être viré au premier Elevator Pitch :). Or on sait tous ce qu’est devenu Google aujourd’hui et la fortune personnelle de ces deux créateurs.

Qui peut vraiment provoquer le changement ? Les Universités ? Le Gouvernement ?

Evidemment non, les entrepreneurs. Ils sont les seuls assez fous pour oublier un instant l’appât du gain et foncer pour remplir une mission et faire vivre leur vision. Les grands changements arrivent de personnes « folles » de toute manière.

La parabole des chevaux et de New-York (13ème minute)

Je vous conseille vraiment de voir ce morceau, c’est applicable pour plein de problèmes !

  • « On ne peut pas faire une école avec plus de 400 étudiants dans une salle » -> Les MOOCs.
  • « Les taxis sont mauvais » -> Les Véhicules de transports libre (VTC).
  • « Il y a plein de bons projets qui ne verront jamais le jour » -> Le Crowdfundong.
  • « Les trains, c’est cher » -> BlablaCar…

Les exemples sont nombreux de problèmes qui ont été résolus de manière complètement « out of the box », à grand coup de techno et de marketing… et surtout de passion !

Personne n’a lancé d’entreprise seul – il faut savoir créer un produit, le vendre / le marketer, et s’occuper de l’argent

Voilà qui relance le débat la taille minimale d’une équipe  (Minimum Viable Team). Et de ce besoin crucial de savoir « bien » s’associer, connaître ses forces et faiblesses, travailler en équipe…

Je vous laisse regarder la vidéo par vous-même, c’est bien mieux – tirez-en les conclusions que vous voulez et n’hésitez pas à commenter ci-dessous !

Source : Article inspiré du billet de Guilhem Berthol et que vous pouvez trouver en intégralité sur son Blog.